Moulouk, Morgan, chers Petits Compagnon
Vous avez des années partagé notre vie
La votre fut trop courte et encore aujourd’hui
Nos yeux s’embuent de larmes, en prononçant vos noms


Vous étiez fait d’amour, façonnés de tendresse
Parfois dans vos doux yeux passait de la tristesse


A quoi pensiez vous donc , durant ces moments là ?
On ne l’a jamais su, jamais on ne saura
Partout où l’un allait, l’autre suivait ses pas

Et où que vous soyez, vous y étiez ensemble
Même dans le sommeil, vous ne vous quittiez pas


On pouvait voir alors, c’était attendrissant
Sur l’échine du père, le museau de l’enfant


Votre amour envers nous fut le plus beau des dons

Et vos petits cœurs purs, ignorant la rancune
A toutes nos erreurs, accordèrent le pardon
A toutes….. Sauf peut être à une


Mais était-ce une erreur ou un preuve d’amour
Que d’avoir demandé, abrégeant vos souffrances
Cet ultime sommeil, qui fut votre délivrance
Et vous avoir aidé à partir pour toujours


Chers Petits Compagnons, où que vous puissiez être
J’espère que vous êtes ensemble, tous les deux
Et sans lui faire offense, je demande au Bon Dieu
Si ce n’est déjà fait, que ce puisse enfin l’être

Auteur : Dominique Bonavita
Marseille, 18 Juin 1996 

 

U Cursinu

Fermer le menu