Pourquoi donc, êtres humains, nous appelez vous : « Bêtes »
Le plus bête souvent, n’est pas celui qu’on croit
Et sans vous faire offense, je m’en vais de ce pas
Vous prouver à quel point, votre idée est surfaite
Quand vous venez au monde, il vous faut quelques mois
Avant que de pouvoir marcher avec aisance
Pour nous, les animaux, si petit que l’on soit
Nous marchons, dès notre naissance
Le créateur voulu vous doter de parole
Il avait ses raisons, pour nous la point donner
N’êtes vous pas surpris ? Moi je trouve ça drôle
Nous pouvons vous comprendre ; Mais vous, ne le pouvez !
Nous flairons le danger, avant qu’il ne survienne
Vous n’en prenez conscience, qu’une fois qu’il est là
Je n’en fais pas grief, autant qu’il m’en souvienne
Votre constitution, n’y prédispose pas
Nous respectons la vie , Elle vous indiffère
Et si des prédateurs, se trouvent parmi nous
Leur instinct de survie, les oblige à le faire
Le plaisir de tuer, seul commande chez vous
Vous détruisez nos vies, sans la moindre vergogne
La vie d’un animal, qu’est ce donc, après tout ?
Mais vous arrêteriez , votre sale besogne
Si vous pouviez comprendre, qu’on souffre comme vous
Ma condition de chien, ne peut qu’abominer
La manière dont on traite, nombre de mes congénères
Si certains sont heureux, ont trouvé un foyer
D’autres bien moins chanceux, vivent dans la misère
Après avoir connu, adorables petits chiots
D’une famille unie, l’affection, la tendresse
Quand ils deviennent grands, et dérangent un peu trop
Ils sont abandonnés par une main traîtresse
Qui ne se soucie point, de ce qu’il adviendra
De celui qu’ hier encore, elle serait dans ses bras
Vous que l’on nomme humains, êtes capables de « Çà »
Sans l’ombre d’un remord, mais avec quelle bassesse.
Jamais, vous ne verrez, un chien quitter son maître
Bonne est notre nature et sain est notre esprit
Même s’il nous traitait, aussi mal qu’on peut l’être
Pour lui, nous serions prêts, à sacrifier nos vies
Bien que n’ignorant pas, qu’il est de bonnes gens
Qui savent nous aimer, au sein de vos semblables
La réciprocité me paraît cependant, inconcevable
Voilà en quelques mots, la raison du pourquoi
Le plus bête souvent, n’est pas celui qu’on croit !

Auteur : Dominique Bonavita
Marseille, 30 juillet 2006

 

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